« Il faut me chercher tel que je suis dans ce que j’écris » A. de St Exupery
(photo : Nic - Petite Aiguille Verte)
J’ai ce petit faible pour la notion de cordée qui me fait penser que l’acte de s’encorder est l’un des plus beaux qui soient. J’aime à imaginer que cet ombilic créé un lien indestructible avec l’autre, un lien qui dépasse l’espace et le temps pendant lequel les deux baudriers sont effectivement reliés.
J’ai toujours été fasciné par cette corde et la symbolique qu’elle porte, par la force de l’acte qui nous fait mettre la responsabilité de notre vie dans les mains de l’autre.
Nous devrions nous encorder avec doute et résignation. L’acte semble trop grave et trop contraignant : il nous imposera ce compagnon pendant des heures, il faudra marcher à son rythme, dans la même direction, sans l’espoir d’un bon de sortie. Et pourtant, nous nouons toujours cette corde avec sincérité et confiance. Avec soulagement même. Car nous savons que la cordée nous affranchit de nos limites personnelles, qu’elle nous rend plus que deux fois plus forts. Mais aussi qu’elle rend possible l’impossible et qu’elle lie plus que nos 2 corps.